Hubert-Félix Thiéfaine

20 avril 2012 : Hubert-Félix Thiéfaine en concert à Vandœuvre.

Hubert Félix Thiéfaine ne sait pas mentir, mais ça n’est pas de sa faute. Comme il dit : « J’ai les yeux trop clairs, je suis incapable de dissimuler, quand je mens, ça se voit tout de suite… » Du coup, intituler son 16ème album studio « Suppléments de mensonge », expression puisée dans « Le Gai Savoir » de Nietzsche, était doublement tentant. D’abord parce qu’Hubert a toujours voué une passion immodérée pour la philosophie, la littérature et la poésie. Ensuite parce que le mensonge, particulièrement décliné au féminin, le fascine. Enjoliver la vérité, n’est-ce pas aussi le talent de l’artiste ? « Suppléments de mensonge », le 16ème album d’Hubert Félix Thiéfaine, qui parle de mort, d’amour, d’humour et de résurrection, est sans doute son œuvre la plus aboutie, la plus vraie, et celle dans laquelle il se dévoile le plus. Pas un supplément comme les autres : le disque d’un écorché vif au lyrisme percutant, d’un poète artisan discret et lucide qui, en près de trente cinq ans de carrière, a su transcender doutes, angoisses et épreuves pour forger, à l’écart des modes et des frivolités, une œuvre dense, singulière, résolument à part. Décidément, Hubert Félix Thiéfaine n’a jamais su mentir et le monde de la musique ne s’y est d’ailleurs pas trompé, consacrant Hubert Félix Thiéfaine interprète masculin de l’année aux victoires de la musique 2012, et « Suppléments de mensonge » album de chansons de l’année.

 

Première partie
La première partie du concert est assurée par Tristan Nihouarn, l’ex-Matmatah.

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